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L’être humain a un manque et le désir est l’expression de ce manque, d’une volonté de retour à l’état fusionnel.État fusionnel qui peut être retrouvé lors d’un rapport sexuel où l’homme et la femme, l’espace d’un instant, ne font qu’un à travers l’orgasme (petite mort), ou l’on s’oublie l’espace d’un instant. De la perte va alors naître un gain, et c’est cela le désir : de la perte il nait un gain et le désir étant né de la perte, on peut voir le désir comme le gain de laLe manque c’est l’être ; le désir est à lui-même son propre manque – Le désir est manque d’être. Le désir est une alchimie de ces notions.Nous pouvons donc confronter la vision de l’Antiquité à celle de Nietzsche plus contemporaine dans ce couple d’opposés : Le désir doit être maîtrisé ; le bonheur serait alors plutôt dans la frustration et donc dans la non satisfaction de ces désirs, dans le sens où on la limiterait.Le désir ne peut et ne doit pas être maîtrisé : il est essentiel à la vie. Il n’a donc pas la connotation sexuelle que l’on tend à donner au mot désir en français, une traduction plus appropriée serait d’utiliser le mot désirance. Locke définit le désir comme « le malaise que ressent en lui un homme en absence de quelque chose dont la jouissance actuelle entraîne l’idée de joie ». Tu n'es pas assez en phase avec mes besoins émotionnels de femme pour que j'aie envie de satisfaire tes besoins sexuels d'homme ! "" Cette absence de désir ne doit pas en rester à une simple constatation phénoménologique même si elle est presque pathognomonique. Souvent l’homme n’ose pas inventer de nouvelles choses dans son couple, se disant que sa compagne ne va pas apprécier. Aujourd’hui cela induit une forte perte de repère, l’homme et la femme peuvent se rencontrer tout en restant homme et femme, chacun dans une masculin féminin équilibré et équilibrant dans la relation (Nous avons tous en chacun de nous une part féminine et masculine. Au final, le désir était bien plus fort lorsque nous ne le connaissions pas ou à peine (l’inconnu mystère).Je rajouterai une autre notion importante, qui peut être un moteur très fort au désir, c’est la notion de Il faut mettre une légère notion de danger dans le couple, même si cela peut être dangereux. Et, notre désir risque alors de se tourner ailleurs, à nouveau vers quelque chose que l'on a pas.D'où, la sempiternelle question que la plupart d'entre nous se pose au bout d'un certain temps de relation, "Je me mets alors à souffrir du manque, au risque de tomber dans l'ennui, ou de sombrer dans la souffrance, comme le dit très bien Ici, nous serons plutôt dans l'amour et le désir de Spinoza et d'Aristote, qui disent en quelque sorte Philia, ce n'est pas que l'amour amical, la camaraderie, ce serait plutôt un amour raisonnable, c'est à dite doté de raison. C’est pour cela aussi qu’un certain nombre d’entre nous ont tendance à dire « c’était mieux avant ».Le désir caractérise l’être humain dans ce qu’il a d’unique. Il est issu d’un sentiment de manque et nous désirons ce qui nous manque.Nous allons chercher à trouver des objets ou des buts capables de combler ce manque, ils seront alors considérés comme source de satisfaction, de plaisir. Mais malgré, cela ils sont en nous et exercent une poussée (pulsion). Il parle de désir de vérité, désir de connaissances. Considerare voulait dire contempler les astres pour savoir si la destinée était favorable, astre se disant sidus (pl. Réalisations dans le domaine de l’art, la science, l’architecture, etc. Il ne faut donc pas voir dans le désir une connotation seulement sexuelle, mais quelque chose de plus large.Désirer, on le rattache à deux verbes latins desiderare et considerare. Et bien chez nous adultes, parfois pour faire revenir le désir ou simplement l’entretenir, il faut se rappeler que nous avons été enfants.Ne pas hésiter à mettre de la fantaisie dans son couple, de la surprise, des jeux, des scénarios. Nous sommes, comme le disait Lacan, des êtres «Autrefois, il existait trois sexes : hommes, femmes et androgynes. On peut se passer d’un désir mais pas d’un besoin. La jouissance sexuelle est alors comme une perte, la perte de soi dans l’autre, qui nécessite un total lâché prise et un Moi (personnalité) suffisamment fort.Lacan disait cependant qu’il n’y a pas de rapports sexuels, il n’y a que des relations sexuelles. Dés que le sujet lui-même vient à l’être, il le doit à un certain non-être sur lequel il élève son être.Après cette approche psychanalytique plutôt Lacanienne mais qu’il était nécessaire de vous donner, je vais essayer de vous parlez du désir de manière plus pragmatique.Il convient ici de parler d’un élément qui a son importance dans le désir, c’est le Le mystère est très important, aussi bien dans la stimulation du désir, que dans son entretien sur le long terme, notamment dans le couple.L’autre est mystérieux et doit le rester, le désir a besoin du mystère.
Le fantasme comme le désir est issu de l’inconscient, il est le véhicule du désir.L’homme désire car la satisfaction de ses besoins passe par l’appel adressé à un autre, cet appel se fait demande, demande d’amouDe la satisfaction des besoins du nouveau-né par la mère et du plaisir qui en ressort naît le désir.
Pour lui, le désir ne dérive pas du besoin, le besoin étant alors un contre-produit du désir.Bataille conteste également l’ancrage du désir humain dans le besoin. Le désir conscient est accompagné de la représentation du but qui permet de trouver l’objet capable de l’assouvir, sans objet la satisfaction se fera de manière autoérotique (c'est-à-dire seul sans personne).L’envie peut être définie comme ce qui reste du désir inconscient une fois qu’il est arrivé à la conscience. "Et comme elle me regardait avec des yeux assassins, j'ajoutais:Je voudrais que tu m'aimes pour ce que je suis et non pour ce que je t'achète ! "
Dans ce cas le besoin et le désir sont liés et se transforment en demande.« Le désir s’ébauche dans la marge où la demande se déchire du besoin » (Lacan).Le désir se situe entre le besoin et la demande, il est caché entre les deux : le besoin est conscient ainsi que la demande, mais le désir est inconscient. Le manque de désir est un mal dont souffrent de nombreux hommes et de femmes. Je pense que c’est une erreur que les femmes se masculinisent et les hommes se féminisent. Nous pouvons faire ici l’analogie avec Freud, dans l’opposition entre principe de plaisir et réalité.