Ah, enfin un nouveau moteur sous le capot des PGO ! Le châssis a été en partie revu avec l'adoption du THP. Plus gênant sans doute pour un usage sportif ou régulier, l'absence d'ABS ramène la conduite du petit roadster français au niveau de sécurité d'une voiture des années 80-90, période qui n'a pas laissé que des bons souvenirs. Côté consommation le cabriolet est un peu gourmand, mais sans exagération dès lors que l'on s'affranchit des parcours urbains. Chacun de ses modèles s'apparente à du sur-mesure et est patiemment assemblé à la main. S'il n'y a rien à redire sur la puissance et l'efficacité du freinage confié à Beringer, on pourra sans doute se faire avoir en cas de freinage d'urgence par un blocage suivi d'un hurlement de douleur des pneus... Côté bruit, on pourra enfin apprécier diversement les bourdonnements de l'échappement sport fourni par Sebring à bas régime.

Sous le capot avant, le coffre reste inchangé et son volume (110 L) sera tout juste suffisant pour partir en week end prolongé à deux. Inconvénient majeur de la jolie robe et de l'inspiration rétro, pas de protection pour la carrosserie c'est à nu et à l'instinct que se dirige le Speedster II. On ne l'achète pas pour son rapports poids/puissance, en dépit de performances excellentes, à ce niveau on trouve mieux chez les anglais pour ceux qui veulent une pure sportive. Ah, enfin un nouveau moteur sous le capot des PGO ! En ce sens le Speedster II ne s'adresse pas à toutes les conductrices. Très sincèrement, le silencieux d'origine est déjà largement suffisant, d'autant que la sonorité du 1600 cm3 dans les tours est plutôt rageuse et sympathique. Pour l'essentiel, on recense donc un nouveau pare-brise redressé et rehaussé pour une meilleure visibilité et des rétroviseurs plus imposants (de Au final, ces modifications ont fait perdre un peu de pureté à la ligne du Speedster II et atténuent son charme "rétro". Après consultation des deux protagonistes, c'est finalement BMW qui a remporté l'appel d'offre de PGO en 2012. et un autre pour la navigation GPS sur la console centrale, en remplacement de l'ancienne batterie de petits cadrans chromés, la PGO perd au passage une partie de son charme. Le léger restylage passera même inaperçu auprès de ceux qui ne connaissaient pas la première mouture. Pour une fois qu'un moteur turbo ne fait pas regretter l'atmo qu'il remplace au niveau caractère ! Comme nous l'explique Guy Meniscus, le directeur, acheter une PGO est rarement un achat mûrement réfléchi répondant à un cahier des charges précis. Mais quelle que soit la version choisie, la PGO reste ce petit roadster aux dimensions étonnamment compactes (3m84 de long pour 1m32 de haut) qui dénote dans la circulation actuelle. Des lignes galbées, une silhouette fine et un charme fou : le cabriolet Speedster II a tous les atouts pour faire tourner les têtes au cœur de l'été... Pour celles qui veulent surprendre et se faire plaisir, une halte chez PGO s'impose avant de s'élancer sur la route des vacances. En option, le client pourra aussi choisir la boîte automatique 6 vitesses de la Mini, avec ou sans palettes au volant. De fait, elles passent mieux sur la ligne plus moderne de la Cévennes (voir encadré ci-dessous). Elle n'a pour autant pas renié son agilité, avec un train avant qui se place avec précision même si la direction, assistée, se montre trop légère. La Speedster absorbe les mauvaises routes sans souffrance et se montre plus stable en courbe. Après un long travail d'adaptation, évidemment dû à ses capacités humaines et financières limitées, ce contrat doit faire revenir PGO sur le chemin de la rentabilité à plus ou moins courte échéance. Le rétro se niche jusque dans la capote de cuir alpaga qu'il faut soigneusement replier : le soleil ça se mérite ! Pour ceux qui douteraient de sa sportivité, la PGO Speedster II n'est donc pas qu'une voiture d'apparat ou de cruising. Bien connu sous le nom de THP, le petit 1600 cm3 Turbo aussi appelé moteur EP ou «Prince» lancé en 2006, a été conçu conjointement par BMW et PSA. Tout d'abord, la grande partie verticale au centre, peinte couleur carrosserie, apparaît un peu massive. Il faut d'ailleurs garder à l'esprit que la PGO n'est pas équipée d'ESP et que tout excès d'optimisme au-delà des lois de la physique se paiera cash si vous n'avez pas les quelques notions de pilotage requises. On y trouve tout de même les vitres électriques, l'air conditionné et l'anti-démarrage automatique.Le cabriolet adopte l'ambiance de votre choix, PGO se plie à quasiment tous vos désirs : de la sellerie au pédalier, chaque élément ou presque est élaboré selon les souhaits de son propriétaire. De la 356 pour être exacte. Notre conseil : délaissez les autoroutes, le Speedster II s'apprécie plutôt sur le réseau secondaire où il exploite sa parfaite tenue de route et se débarrasse de sa capote en quelques secondes.Le manque de visibilité est un point plus désagréable, les manœuvres sont rendues difficiles malgré le gabarit très compact du Speedster II (seulement 3.84m de long, comme la Renault Wind). Pas question de courses ou de bouchons car le Speedster II n'a aucun goût pour le quotidien ! Il y a peu d'espace à bord et malgré le volant réglable en hauteur, on ne parvient pas à trouver une position de conduite parfaitement naturelle. Après un long travail d'adaptation, évidemment dû à ses capacités humaines et financières limitées, ce contrat doit faire revenir PGO sur le chemin de la rentabilité à plus ou moins courte échéance. Cheveux au vent, lunettes de soleil sur le nez, c'est le néo-rétro PGO Speedster II qui nous emmène.. Un petit village peuplé d'irréductibles gaulois résiste encore et toujours à l'envahisseur : St-Christol-les-Alès.