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À la Renaissance, l’histoire de Judith et Holopherne est à la mode. En direct des grands chocs esthétiques de l’histoire des arts et de la culture, Mathilde Serrell est aujourd'hui en 1598, à Rome, où le peintre et voyou Le Caravage surclasse ses rivaux avec sa représentation de « Judith et Holopherne ». Le soir venu, celui-ci fit sortir tous ses gens pour rester seul avec Judith, car il la désirait. Les textes reportent que Judith porta deux coups pour détacher la tête d'Holopherne, le moment exact de l'action est le moment entre les deux coups comme le démontre la blessure déjà présente sur le cou de la victime. La sculpture en bronze Judith et Holopherne créée par Donatello à la fin de sa carrière, peut être vue dans la Sala dei Gigli du Palazzo Vecchio à Florence, Italie. Au lever du jour lorsque les assyriens virent ce spectacle, démoralisés, ils prirent la fuite poursuivis par les troupes d’Israël qui firent ainsi un riche butin. Le sujet est figé dans l’instant, comme sur une photo. Il est posé sur un coussin tourné par rapport au piédestal de façon que les angles ne coïncident, créant un effet de mouvement. Le peintre y exprime toute sa maîtrise de la technique du clair-obscur qui va faire sa réputation. La première, « Les royaumes tombent par la Luxure, les villes s'élèvent par la Vertu ; voici le cou de la Fierté coupé par la main de l'Humilité»La statue a ensuite été transférée dans la cour à l'intérieur du Palazzo Vecchio, puis dans la Judith altière, épée levée, tient la tête d'Holopherne par les cheveux. Pierre Curie, conservateur du musée Jacquemart-André, présente les deux versions de "Madeleine pénitente" de Caravage, réunies pour la première fois. La structure de l'œuvre est pyramidale avec au sommet le visage de Judith et la lame de l'épée tenue par la main et le bras droit de l'héroïne plié à angle droit. Dans cette ville vit Judith, riche, belle et pieuse veuve, faisant retraite, jeûnant et portant un cilice depuis la mort de Manassé son mari. Après avoir imploré Dieu, Judith quitte ses vêtements de deuil, et revêtue de parures destinées à attirer le regard des hommes, accompagnée de sa servante, la surintendante de tous ses biens, elle quitte la ville pour le camp ennemi.Amenée devant Holopherne elle lui annonce la chute prochaine de la ville, car Yaweh s’est détourné de ses habitants qui, torturés par la faim et la soif, ne suivent plus les interdits alimentaires de la Loi. Judith et Holopherne n’ont probablement jamais existé, comme un paquet de personnages de la Bible. Judith a inspiré énormément d’artistes dont le Caravage ou Artemisia Gentileschi. Ça patauge, un coup ça gagne, un coup ça perd. Puis, le Caravage, un jeune artiste milanais, s’y attaque à son tour, sur une commande du banquier génois Ottavio Costa. Dans cette histoire, le général assyrien Holopherne épris de passion pour la jeune veuve Judith demande à ce qu'elle soit envoyée à sa tente mais finit par s'assoupir à force d'enivrement. Et cette lourde tenture de velours rouge, dont la couleur répond à celle du sang. Farouche et concentrée, elle rejette vers l’arrière la tête de sa victime en la tirant par les cheveux, et armée d’une épée, cisaille le cou ainsi exposé. Il fut l’élève de son père Jacques Finson, peintre décorateur sur étoffe, avant d’aller vers 1600 continuer sa formation à Rome puis à Naples. L’histoire apocryphe de Judith fut l’occasion pour ses interprètes de célébrer les vertus de chasteté et de courage et, durant la Contre-Réforme, de symboliser l’Église triomphant de l’hérésie. Il pourrait être intéressant de la comparer avec d'autres, comme Salomé. Voyez toutes ces variations de blancs. Le secrets cachés du tableau « Les Hasards heureux de l’escarpolette » de Fragonnard Les secrets du tableau d’Egon Schiele « Mère avec deux enfants III » Peinture en détails : les Baigneuses de Paul CézannePeinture : « Judith décapitant Holopherne » du Caravage en détail Une copie se trouve dans l'un des emplacements d'origine de la sculpture sur la Piazza della Signoria, en face du Palazzo Vecchio.La statue dépeint l'assassinat du général assyrien Holopherne par Judith. Botticelli, Giorgione, Michel-Ange, Cranach… Les plus grands peintres s’emparent de cette légende biblique —l’acte héroïque d’une jeune veuve juive— qui devient le sujet de leurs tableaux. Avec sa peau brune et ridée, son menton en avant et ses yeux exorbités, elle met en valeur, par contraste, le visage délicat de sa maîtresse. Un acheteur américain et une « piste » flamande Rien de nouveau. Je ne connaissais pas l'histoire de Judith et Holopherne avant de m'intéresser à Gustav Klimt et votre site la résume de manière synthètique et claire. Les draps semblent tomber sur le bord du tableau, et le poing a l’air de traverser la toile. Exposition "Caravage à Rome. L’histoire de Judith et d’Holopherne fait partie des livres dits Deuterocanoniques de la Bible. C'est un général envoyé en campagne par Nabuchodonosor II. Pour obtenir les visages les plus expressifs, il fuit la bonne société et plonge dans les bas-fonds de la ville, effectuant ses auditions chez les prostituées, les mendiants, les enfants des rues.