Sc.) La publication électronique RH Info a réalisé une enquête intitulée “Transformer le management… Vous y croyez ?“ (888 réponses), publiée en mai 2018. Les historiques de l’enquête EWCS permettent de mesurer l’évolution des OTP sur la période 2005 – 2010, ce qui met en évidence l’impact de la crise : la situation de la France se dégrade alors que celle de l’Allemagne s’améliore, comme celle de la plupart des pays qui nous entourent (notamment la Grande Bretagne, l’Italie, l’Espagne). On doit aider le travail à se réaliser d’où le rôle important d’un management qui doit se recentrer sur l’objet travail et non sur le contrôle de celui-ci.
La capacité d’autonomie, telle que décrite ci-dessous, recouvre la prise en charge par soi-même de la résolution des problèmes, ainsi que la démarche utilisée pour satisfaire des besoins. L' AUTONOMIE DANS LE TRAVAIL, OU L 'AUTONOMIE COMME MARGE DE MANŒUVRE Cette première forme d'autonomie prévaut largement dans la littérature.
On peut renvoyer notamment aux travaux de Michel Crozier et Ehrard FriedbergCe modèle en deux dimensions permet une représentation graphique avec les trois stades de maîtrise en ordonnées et les trois niveaux de marges de manœuvre en abscisses, pour figurer le positionnement actuel de chaque entité (business unit), celui auquel la transformation doit les conduire et la trajectoire entre ces deux situations.L’entreprise libérée a trouvé un écho très significatif en France du fait du profond retard de notre pays dans l’évolution vers des organisations du travail plus participatives, misant sur l’autonomie des collaborateurs.
Cette monotonie affecte 33% des 20-24 ans. Le solde, soit 35%, est constitué des salariés dans des organisations intermédiaires. Elle peut être un acte de protection de l’organisation (parvenir à tenir la qualité, les délais ou les coûts, malgré les aléas de la production ou les défaillances de l’organisation du travail) mais aussi, à l’inverse, « un acte de résistance (d’appropriation et d’affirmation de soi) contre l’ordre de l’usine »Le sociologue Alain Ehrenberg donne une définition de l’autonomie très éclairante sur les contextes de travail, qui illustre le stade 3, celui qui est souvent négligé par l’« entreprise libérée » : « Parfois le stade d’autonomie atteint par un salarié ou un collectif de travail s’impose (du fait de la complexité qui rend les traditionnelles batteries de prescription obsolètes), parfois il est conquis, plus rarement il est octroyé ou encouragé par le management. C’est dans cet objectif que je propose un outil de diagnostic et de pilotage du changement : un modèle d’analyse de l’autonomie, développé selon deux dimensions, le stade de maîtrise de l’autonomie et le niveau de marges de manœuvre.Un grand merci pour ce bel article et pour sa richesse d’analyse.
L’autonomie présentée ici, correspond …
Parce qu’elle est un enjeu essentiel de la qualité de vie au travail.
En stade 3, l’autonomie s’exprime à l’initiative du collaborateur (et non seulement de façon réactive ou adaptative comme en stade 2).
Le modèle de Karasek combine deux familles de facteurs de stress: la “demande psychologique” (contraintes liées à l’exécution de la tâche : quantité, variabilité, complexité, temps ou autres) et “la latitude décisionnelle” (contrôle et marge de manœuvre dont l’opérateur dispose sur son travail et utilisation des compétences). La France ne se situe qu’à 38% et seuls 3 pays sont moins bien classés : l’Italie, la Pologne et le Portugal.Le « management à la française » ne semble guère s’astreindre à tenir compte ou solliciter les avis exprimés par les salariés.