La conception phénoménologique de l'objet chez Le concept de chose en soi subira des critiques tant du côté des idéalistes que des réalistes. Le mot « noumène » est transcrit du grec, et sa signification littérale est empruntée à la philosophie platonicienne ; noumène ( noumênon ) est employé par Platon pour désigner les idées en tant qu'elles sont l'objet de l'intelligence pure ( nous ). Et, pour autant que cela existe, cela aura en ce monde une présence de non-monde. Ils sont le signe distinctif de la connaissance philosophique, comparée à la connaissance scientifique. Dès lors le deuxième monde, celui qui est derrière, devient un royaume de fantasmes dont tous les contenus proviennent de ce monde-ci, qui est le nôtre. […] dans la quête philosophique, cercles, tautologies, contradictions, ne peuvent être évités. Car en tous cas nous ne connaîtrions parfaitement que notre mode d'intuition, c'est-à-dire notre sensibilité, toujours soumise aux conditions d'espace et de temps originairement inhérentes au sujet ; quant à savoir ce que sont les objets en soi, c'est ce qui nous est impossible même avec la connaissance la plus claire de leurs phénomènes, seule chose qui nous soit donnée. Le kantisme devrait logiquement aboutir à un réalisme dogmatique (identité de l'objet et de la chose en soi) ou, par réduction de la chose en soi à la représentation, à un Kant s'est toujours défendu de l'accusation d'idéalisme absolu (notamment dans sa Les critiques de Jacobi et de Schulze étaient connues de Schopenhauer (qui eut Schulze comme professeur de philosophie). Ainsi notre corps est « d'une part comme représentation dans la connaissance phénoménale, comme objet parmi d'autres objets et comme soumis à leur loi ; et d'autre part, en même temps, comme ce principe immédiatement connu de chacun, que désigne le mot Volonté » (La chose en soi ne doit pas être assimilée à un Absolu. Ce que, grâce au mouvement transcendant, la pensée réussit à toucher, n'est pas un autre monde, n'est pas monde du tout. In La chose en soi ne peut jamais être complètement extraite de notre intuition empirique, qui elle, demeure toujours une représentation affectée de la dualité sujet-objet : La Volonté comme chose en soi diffère donc malgré tout complètement de son phénomène ou de la représentation la plus immédiate qu'est pour chacun sa volonté.
[...] Je dis : la volonté de vivre comme la chose en soi n’est pas fractionnée, mais se trouve tout entière dans chaque être individuel.
La La chose en soi, par elle-même, contient donc le noumène au sens positif, c’est-à-dire en tant qu'objet d'une intuition possible — intuition non sensible mais intellectuelle et intuition dont l'entendement humain est incapable — est la condition de toute « Quand même nous pourrions porter notre intuition à son plus haut degré de clarté, nous n'en ferions point un pas de plus vers la connaissance de la nature même des objets. En quoi le noumène est-il un concept-limite, à usage simplement problématique ? En effet, selon Jacobi, Kant suppose que la chose en soi est cause de nos représentations (qui sont inexplicables sans elle), cependant les catégories kantiennes et le concept de causalité ne peuvent s'appliquer à la chose en soi, qui est inconnaissable. Cela vaut donc infiniment mieux que si je l’avais nommée Brahm ou Brahma, ou âme du monde, ou d’un autre nom. — « Doctrine de la connaissance et métaphysique ». La chose en soi, par elle-même, contient donc le noumène au sens positif, cest-à-dire en tant qu'objet d'une intuition possible intuition non sensible mais intellectuelle et intuition dont l'entendement humain est incapable est la condition de toute représentation en tant que phénomène. La chose en soi est la chose telle qu'elle se présente hors des déterminations d'espace et de temps et des catégories de l'entendement. Comment définit-il l'objet transcendantal ?
La philosophie traite ensuite de la possibilité pour le noumène d'être entièrement expérimenté, extrémité envisageable pour Edmund Husserl mais pas pour Kant. […] cette vérité impossible à saisir, c'est la force même qui, ayant engendré cercles, tautologies et contradictions, nous contraint à les rejeter. La chose en soi est la chose telle qu'elle se présente hors des déterminations d'espace et de temps et des catégories de l'entendement. « La contradiction, le cercle, la tautologie sont à nos yeux des formes inévitables et essentielles de toute réflexion transcendante. Postulée inconnaissable, la chose en soi posera de nombreux problèmes à la philosophie postérieure qui cherchera à se passer de ce concept. Ce concept a été réutilisé et critiqué par plusieurs philosophes.
« [La doctrine kantienne] a incontestablement son point de départ dans la croyance naturelle en un monde matériel existant indépendamment de nos représentations, et ce n'est qu'après coup qu'elle l'élimine par la théorie de l'idéalité absolue de tout ce qui est spatial ou temporel, de sorte que, selon la formule que j'ai employée, si l'on ne part pas de la croyance naturelle comme principe fixe et ferme, on ne peut entrer dans le système, mais si l'on s'y tient, il est impossible d'y demeurer et de s'y établir. Dans le cas de la perception il y a révélation […] [Cette pensée] suggère deux mondes, l'un au premier plan, l'autre caché derrière - un dédoublement du monde. »