Durant le mois de septembre, la plupart des centres des grandes villes britanniques sont durement frappés. Cependant, l’Angleterre a grandement souffert : nombre de ses pilotes expérimentés ont péri, mais ce sont surtout les civils qui ont subi les foudres allemandes. Les premiers jours d’août, les Anglais comprennent donc que les opérations aériennes vont commencer : les objectifs allemands sont principalement les terrains d’aviation, visés par les Le 13 août marque alors le « jour de l’Aigle » : le Kent et l’estuaire de la Tamise sont attaqués, puis le Hampshire, le Dorset et le Wiltshire. La nuit même, un bombardement endommage fortement une usine de production de Les jours qui suivent, les raids continuent avec toujours les Stuka en chefs de file du côté des bombardiers. Entretemps il aura eu d’autres soucis… La victoire de cette dernière est nette et apporte quelques éléments pour l’avenir : sa population a fait preuve d’un courage et d’une ténacité qui allaient devenir légendaires ; ses pilotes ont montré leur habileté et leur héroïsme, aidés par un Spitfire sacré l’un des meilleurs chasseurs du conflit ; le radar devient un instrument incontournable de la guerre. Le plan d’invasion de l’Angleterre a été suggéré, semble-t-il, par l’amiral Raeder, qu’Hitler avait chargé dès mai 1939 de préparer une guerre économique de longue durée pour asphyxier le Royaume Uni par le blocus maritime. A ce rythme, et même en infligeant des pertes toujours supérieures à la Luftwaffe, la victoire n’est pas assurée.Les Britanniques ne savent cependant pas que leurs ennemis sont limités eux aussi dans le temps par leur volonté de lancer Otarie à la mi-septembre.
Puis on change les objectifs : les usines des chasseurs sont frappées de plus belle, tout comme les aérodromes de ces mêmes chasseurs. Le bombardement de Londres continue les jours (et les nuits) suivants, calmé seulement par quelques intempéries et par la réaction courageuse de la chasse anglaise. Introduction La bataille d'Angleterre se déroula de juillet à octobre 1940 et elle fut un engagement aérien majeur de la Seconde Guerre mondiale, en empêchant une invasion du sol britannique par l'Allemagne. Malgré des faiblesses récurrentes, en particulier en matière d’effectifs, l’Air Marshal sir Hugh Dowding peut aussi s’appuyer sur le Coastal Command et sur le Bomber Command. En poursuivant votre navigation sur Pimido.com ou en cliquant sur OK, vous en acceptez l'utilisation. Le lendemain, ils appuient sur les aérodromes, avec un certain succès, mais toujours en subissant plus de pertes que les Britanniques. Mais le temps joue pour les Britanniques : l’opération Otarie a besoin de dix jours pour être lancée après l’écrasement effectif de la RAF, et celui-ci n’est pas encore certain malgré les pertes. Hispano Aviación HA-1112-M1L Buchon avec la peinture originelle de l'armée de l'air espagnole, conservé au Museo del Aire, Madrid. Jusqu’à mai 1941, la population britannique pleure la mort de 40 000 des siens dans ces bombardements. La fin de l’offensive sur la France provoque une accalmie, mais dès les lendemains de l’armistice les opérations recommencent, en particulier la nuit.La rapidité de la défaite de la France et le refus de l’Angleterre de faire la paix poussent Début août, la Luftwaffe peut aligner quelques 3000 avions (dont un peu plus de 1000 Les semaines qui séparent l’évacuation de Dunkerque du début de la bataille d’Angleterre permettent au commandement britannique non seulement d’augmenter son nombre d’avions de chasse, mais aussi d’organiser son système de défense. Les Londoniens appellent alors l’attaque le « Blitz », en référence au Blitzkrieg subi par leurs alliés français. Il faut donc frapper fort pour faire plier l’adversaire. La fin de la bataille d’Angleterre et du Blitz est finalement due à l’ouverture du front de l’Est au printemps 1941, et à la résistance soviétique qui suit. Les groupes de chasse sont redéployés, et surtout le réseau de radars est étendu. Trois aérodromes anglais sont gravement touchés, mais aucun n’abritait de chasseurs. Elle s’appuie sur des avions modernes, supérieurs à (presque) toute la concurrence.L’autre arme décisive de la RAF, nous y reviendrons, est le radar.Alors que les premières semaines de la guerre avaient été relativement calmes dans le ciel anglais, la fuite précipitée de Dunkerque signe le début des vraies hostilités entre la RAF et la Luftwaffe.