Si l’on demande aux gens de nos jours, quels sont les vestiges romains qui leur viennent à l’esprit, seront cités le pont du Gard, le Colisée, les amphithéâtres de Nîmes ou d’Arles, le théâtre d’Orange… Mais rares seront ceux qui spontanément évoqueront les voies romaines.Une source incontournable concernant le réseau des voies romaines : la table de Peutinger.D’après l’arpenteur Siculus Flacus (1er siècle p.C. De la Chapelle Heulin à Nantes, son tracé a été emprunté par la route moderne.Au delà de Nantes la ligne se poursuivait jusqu'au fond de l'Armorique et mettait ainsi l'extrémité de la Gaule en rapport avec Lyon et l'Italie.Usée, comme elles le sont toutes aux abords des villes, et probablement recouverte en partie par une chaussée moderne, l'ancienne voie ne se laisse soupçonner qu'à partir du village de la Carte et son tracé ne devient certain qu'à Pont-de-Ruan, où elle traverse l'Indre.Ruan est une des bourgades où, dans la première moitié du cinquième siècle, l'évêque Brice construisit une église dont, au rapport de M. Bourassé (1), quelques pans de murs ont été conservés dans une reconstruction du moyen âge. 1870.Entre l'Indre et la Manse, la chaussée a été prise pour limite de cinq paroisses et a valu son nom au hameau du Chemin-Ferré, dans celle de Thilouze. (1) La Sauvagère, Recueil d'Antiquités, 103 et 171. (2) Revue archéologique, IIIe série, t. XVIII, 233.Cette section est mentionnée dans un aveu de 1568, que cite D. Fonteneau : « Item Mathurin et Guillaume les Audouars tiennent une pièce de terre plantée en bois, assavoir au Monceau, contenant six boisselées environ, tenant au chemin appelé le grand chemin de la Chaussée, par lequel on va dudit lieu de Monceau au pont de Volubine (1). de Saumur, I, 56.11 - Turonum Caesarodunum (Tours); Tasciaca (Thésée); A – Biturigae (Bourges); Ingrandes 86220; La Loge-Fougereuse ; Sainte-Hermine ; Mareuil-sur-le-Lay ; Saint-Avaugour-des-Landes ; Le Poiroux (près) ; Sables d'OlonneQuelques indices nous portent à croire qu'une voie directe reliait la capitale des Namnètes à celle des Santons, mais aucun n'est suffisant pour nous permettre d'affirmer l'existence de cette chaussée.Notre présomption repose principalement sur ce que, à une demi-lieue du confluent des deux Lay, presque sur une ligne idéale tirée de Nantes à Saintes, se trouve un Ingrande, dont le nom indique d'ordinaire, non seulement une frontière, mais l'endroit où un chemin, soit gaulois soit romain, passait du territoire d'un peuple dans celui d'un autre. Delà elle continue vers l'ouest en séparant la commune de Maulais de celle de Saint-Géneroux, et après avoir franchi le Thouet elle rencontre un de ses affluents près du hameau de Volubine. Il y a une vingtaine d'années, M. des Dorides y a fouillé un cimetière des IVe et Ve siècles (i). Nous avons à quelques lieues de là un exemple d'un fait analogue. (1) Lary, Mémoires de la Société de slatist. Le nom même d'Ingrande rappelle que cette localité, d'ailleurs sans importance et que l'auteur de la vie de saint Léger traite de viculus (3), était autrefois une limite.Depuis, le Poitou a empiété d'une paroisse sur la Touraine et s'est étendu jusqu'à la Creuse. On ne pouvait, par conséquent, douter de son existence ; mais on s'est presque toujours trompé sur sa direction, et en la cherchant là où elle ne passait pas on s'est mis dans l'impossibilité d'identifier, d'une façon plausible, la mansion de Segora, indiquée sur cette ligne. de Numismatique et d'Archéologie, ann. destatist. D’un diamètre compris entre 50 et 80 cm, elles jalonnaient les voies romaines tous les milles romains (1481 m) ou, dans le nord de la Gaule et en Germanie toutes les lieues gauloises (2 222 m ou 1,5 mille romain).Pour positionner correctement les bornes milliaires, les romains disposaient d’un odomètre (appareil monté sur un chariot et disposant d’engrenages permettant de faire tomber une bille dans un réservoir après un tour complet d’une roue dentée ce qui correspondait très précisément à mille pas).