Beau temps : les sommets sont dégagés. Que la brume est de plus en plus dense. Picnic.On reprend la voiture pour rallier Didima, au pied de Cathedral Peak. De plus il se met à pleuvoir, et ce serait embêtant de rester là trop longtemps si l’eau se met à monter…On pense que les échelles en métal, vu la pluie, ça rend les choses risquées, sans parler de l’aspect vertigineux de l’affaire. Le car (jaune) est tout neuf, comme tous ceux de la flotte du Conseil Général, avec vidéo (en panne) et gestion électronique des arrêts (en panne).Le car est complètement plein quand il démarre. Et, oh ! Et il ne fait pas chaud non plus.Ce temps pourri, on ne le découvre qu’à 1’altitude de 1500 mètres, à l’approche de la base des nuages. Les peintures sont réalisées à partir d’ocre (le rouge), le charbon de bois (le noir), le jaune d’œuf (le jaune) et la fiente d’oiseau (le blanc), le tout allongé à l’eau.Le guide nous fait aussi une démonstration du langage des Bushmen (dont il reste un grand groupe en Namibie)(peuple San). On prend le train rapide Gautrain (de luxe, à vrai dire) pour rallier Rosebank et retrouver S. au parking du métro.On passe l’après-midi à bavarder à la maison, regarder les photos de La Réunion et refaire les valises pour les prochaines étapes.Au repas, on goutte le rhum arrangé au gingembre et citron ramené de l'Ile, et on discute vieilles voitures….Cette nuit, il y a eu de forts orages. Petite promenade jusqu’au bord de la falaise qui tombe à pic dans le canyon.On arrive un peu tard pour les autres sites qui s’échelonnent le long du canyon (ils ferment à 17h) ; on rallie Graskop qui est la ville étape de la région. C’est beau, mais on tire la langue.En grimpant dans cette forêt, on ne s’était pas tout de suite aperçu qu’on était entré dans la zone des nuages, et lorsque les buissons et arbustes succèdent à la forêt, on se retrouve dans la brume ! Ils sont installés à proximité des points d’eau, surtout le Sweni hide, d’où l’on voit depuis les fenêtres de l’observatoire des crocodiles et des hippopotames. Et on a rencontré des gens qui nous affirmaient qu’ils restent en observation immobiles dans leur voiture ou dans des observatoires aménagés. ), acheté au petit supermarché de Clarens.On suit les recommandations concernant la présence des babouins dans le secteur : on ferme portes et fenêtres…On a de la route à faire : environ 350 km. Des employés font le tour de la voiture et notent sur un calepin les dégâts. Dommage qu’on ne puisse pas y rester plus longtemps. Bon, pour 230 ZAR de plus, on préfère la maisonnette ! On vérifie où est l’arrêt de bus « Jardin d’État », car demain on doit prendre le bus de la ligne T assez tôt.Puis on se promène dans le centre-ville, allant de maisons créoles en pavillons coloniaux, dont la plupart sont à présent occupés par des administrations. )Forts des leçons de la rando de ce matin, on va dans un grand supermarché de sport et on achète de grand ponchos (rouges…) qui descendent jusqu’aux mollets. Pour monter, on a choisi la voie Nursery ravine. Et que l’on est déjà bien trempés du fait de la rosée sur les plantes…On rejoint le sentier du Skeleton ravine (qui était l’itinéraire alternatif) et on grimpe encore une bonne heure. Des gens se baignent, d’autres piqueniquent en famille.On remonte la route du bord de mer (à péage…) qui évolue en corniche sur le flanc ouest de la péninsule, jusqu’à Chapman’s point. C’est ainsi qu’on visite le tout récent Parc des Palmiers (gratuit ! Le silence est quasi-total, on entend les animaux mâcher les rares herbes : il y a quelques kudus qui broutent les feuilles des arbustes ou quelques brins d’herbe. Cette maison de briques et de taule a été construite en 1945, dans la continuité de la politique initiée par les Anglais en 1927 et qui consistait à implanter les familles noires à distance de Johannesburg. On fait le plein d’essence près de l’aéroport, et on s’égare un peu dans les sorties d’autoroute.À l’agence, les choses prennent du temps. Et il décide d’aller à un autre taillis à 20 mètres de là. Ici, la monnaie nationale est l’Emalangeni, sachant qu’un Emalangeni vaut un Rand sud-africain.On reprend la route qui serpente dans le brouillard. On aurait dû se méfier. Il y a beaucoup de sables sur le sentier et ça colle aux chaussures, et ça rend glissant les rochers couverts d’humidité… On parvient au MacClear’s Beacon (1086m) en moins de temps que prévu par les « ronds ». Les élans sont des animaux sacrés, et entrent en scène dans les transes à l’occasion des cérémonies : ils sont l’objet de réincarnations temporaires permettant de favoriser la chasse. Selon le guide, ces peintures sont des représentations du mode de vie de cette civilisation, combinant chasse, vie sociale et croyances. On zigzague en ville, et on trouve l’Oak Cottage (95 Albert Street), à deux pas du Pick and Pay. Il faut une petite demi-heure de Terre Sainte à la gare routière. Il faut dire que le balisage est quasiment inexistant. Il est prévu de l’agrandir.