"Tout autre individu qui publierait (..) la description de ses ébats avec un adolescent philippin ou se vanterait de sa collection de maîtresse de quatorze ans (...) serait immédiatement considéré comme un criminel. L'œuvre reste la part horrifique, rédemptrice, fantasmagorique de l'artiste à laquelle on se confronte pour avoir accès à la totalité de l'expérience humaine dans sa complexité.Le milieu littéraire ne se pâme plus pour Gabriel Matzneff (on s'en réjouit), mais pour Vanessa Springora (on ne s'en réjouit pas). On passe du scandale Yann Moix autour d'On imagine ce qu'aurait fait un écrivain d'une rencontre avec Emil Cioran ; on imagine ce qu'aurait fait un écrivain d'un prédateur précieux et prétentieux ; on imagine ce qu'aurait fait un écrivain d'une mère flattée de voir sa fille courtisée par un pédophile. Au moins, les choses sont claires, écrites, imprimées, noir sur blanc. Il en avait 50 au moment des faits décrits. Soit avec quelqu'un de son âge (…), mais aussi peut-être avec un adulte qui l'aide à se découvrir soi-même, à découvrir la beauté du monde créé, la beauté des choses." Suivez l'actualité politique, internationale et toute l'info société avec le Dans la brosse à reluire de Lagardère (Journal du dimanche), la perfide Marie-Laure Delorme signe un papier cynique sur le récit de Vanessa Springora (le consentement, Grasset, 18 €). Dans Ces initiales cachent à peine Gabriel Matzneff, un écrivain qui connut par le passé une certaine gloire. Dans "Le Consentement", à paraître le 2 janvier 2020 aux éditions Grasset, l'éditrice revient sur cette douloureuse période. Marie-Laure Delorme; ABONNÉS L'éditrice Vanessa Springora fait scandale en dévoilant comment elle a été victime du pédophile Gabriel Matzneff. Elle est en quête de figure paternelle, il est un écrivain invité partout. "Pour prendre le chasseur à son propre piège, il faut l'enfermer dans un livre." Partager l'article. L'éditrice Vanessa Springora fait scandale en dévoilant comment elle a été victime du pédophile Gabriel Matzneff.Ils se croisent la première fois lors d'un dîner d'adultes. Son témoignage cru et puissant peut-il faire émerger un #MeToo littéraire ?Vanessa Springora dénonce les actes pédocriminels de Gabriel Matzneff dans son livre "Le Consentement" Nous ne sommes pas non plus des adultes ayant besoin d'être infantilisés par un avertissement, avant de nous plonger dans un texte aussi délétère soit-il. "Leur" : un milieu littéraire au courant, depuis - au moins - 1975. Durée de sa liaison entre lui, célèbre, la cinquantaine, et elle, jeune fille de 14 ans, séduite comme une adolescente qui aime les livres. Le JDD est un journal hebdomadaire français d'actualité fondé en 1948.
Vanessa Springora a écrit un témoignage utile à la société et non à la littérature. Cette année là, sur le plateau d'Dans ce pamphlet en faveur de la pédocriminalité, paru en 1974, Matzneff s'autorise : "Et je crois que rien ne peut arriver de plus beau et de plus fécond à un adolescent ou une adolescente que de vivre un amour.
Mais de Flaubert à Houellebecq, on ne juge pas une œuvre avec des critères moraux car on sous-estimera alors des chefs-d'œuvre et on surestimera des navets. À l'âge de 14 ans, Vanessa Springora a été sous l'emprise de l'écrivain Gabriel Matzneff. Un rappel à la loi qui crie : "Assez ! "À quatorze ans, on n'est pas censée être attendue par un homme de 50 ans à la sortie de son collège, on n'est pas supposée vivre à l'hôtel avec lui, ni se retrouver dans son lit, sa verge dans la bouche, à l'heure du goûter", écrit crûment Vanessa Springora. Elle a 13 ans, il a presque 50 ans. "Le consentement" de Vanessa Springora. Ils entament une liaison alors qu'elle a 14 ans. Marie Zafimehy.
Dans À sa publication, dans quelques jours, les condamnations devraient alors surgir, unanimes et à la chaîne.