I – Etat-Providence : Etat de bien être. Merci. Les principaux débats ont donc porté sur la place de l'exécutif (le couple gouvernement-administration déséquilibrant par trop la balance du pouvoir), sur le poids financier des collectivités et de l'État, et sur le rôle effectif de ce dernier. Dans les dernières décennies, ses représentants ont consenti des abandons de souveraineté en politique étrangère comme en politique intérieure, du fait notamment de la construction européenne.
L’Etat providence est une forme adoptée par certains Etats qui se dotent de larges compétences réglementaires, économiques et surtout sociales en vue d’assurer une panoplie plus ou moins étendue de fonctions sociales pour ses citoyens. Merci. FIGAROVOX/TRIBUNE - Il est incontestable que la France est, avec le Danemark, championne du monde des services publics et de l’État-providence. Aussi socialistes et communistes ont-ils milité en faveur de sa participation active au fonctionnement de l'État.
Au sens strict, l’Etat-Providence est l’intervention de l’Etat dans le domaine social par l’intermédiaire du système de la sécurité sociale (créée en 1945), lequel vise à garantir un revenu aux personnes touchées par certains riques sociaux : vieillesse, maladie, chômage, accidents du travail, maternité… L'article 21 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1793 stipule déjà que « la société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d'exister à ceux qui sont hors d'état de travailler ». Or cette réalité massive reste méconnue des Français, explique l’ancien commissaire à la réforme de l’État.Depuis quelques années, le discours dominant, renforcé par l’actuelle crise sanitaire, est que la France aurait succombé au modèle néolibéral anglo-saxon, dans lequel les services publics sont réduits au strict minimum et soumis à une logique de rentabilité.
L'expression « État-providence » a été forgée par Émile Ollivier en 1860, alors que la révolution industrielle a d'importantes conséquences sociales - enrichissement pour les uns, paupérisation pour les autres –, et met en cause les anciens équilibres d'une société agraire.
C'est plutôt dans les théories qu'il faut chercher les prises de position catégoriques des libéraux (Constant, Tocqueville, Prévost-Paradol, Baudin, Jouvenel, Rougier, ou Rueff) et des interventionnistes (saint-simoniens, blanquistes, marxistes, socialistes).Les principales menaces qui ont pesé et pèsent encore sur l'État français sont venues et viennent de l'extérieur : il s'est constitué en partie contre l'empereur et le pape au Moyen Âge, contre l'Église sous la Révolution, puis sous la République radicale. Il me semble dû, pour une large part, à la méconnaissance,Au lieu de chercher ce pourquoi, avant les présidentielles, nos politiciens devraient faire un stage obligatoire pour apprendre comment gouverner un pays 100 % démocratiquement, dans ce petit pays voisin, la Suisse, où LE PEUPLE peut facilement vivre sans connaître le nom du président et où il n’y a aucun ministre (car les communes et les cantons sont TOUS autonomes), mais il a le droit de voter sur TOUT, ce qu’en France est interdit (A titre de comparaison, le référendum, organisé par le gouvt, n'a été utilisé en France que 9 fois depuis 1958, tandis que sur la même période, les Suisses, avec leurs référendums populaires organisés par le PEUPLE, se sont exprimés près de 400 fois). Toutefois, ces dernières années, sa remise en cause s'est accélérée, notamment à travers une accélération de la décentralisation et les interrogations concernant le « modèle social français ». Encore un prestidigitateur.Jean-Ludovic Silicani: «État-providence en France: pourquoi un tel fossé entre les faits et les représentations?» Cette question se pose dés le milieu des années 70 en France, mais aussi en Allemagne et dans les pays du nord de l’Europe, où l’« État-providence » n’a plus les moyens de ses ambitions économiques et sociales du fait du ralentissement de la croissance. L’Etat-providence tourne à plein régime pour amortir le choc économique et il aura sans doute plus de mal à s’en remettre que l’Allemagne ou le Danemark. Cela s’appelle LA VRAIE DÉMOCRATIE où le PEUPLE EST LE SEUL SOUVERAIN, depuis le 1er août 1291, (quand en France régnait Philippe le Bel !!!!!) Légion des volontaires français contre le bolchevisme
Il est rare d'entendre un journaliste souligner ces aspects positifs de l'État-providence. Un même rejet de la nouvelle réalité étatique transparaît dans les divers programmes décentralisateurs ou même anti-étatistes qui jalonnent la vie politique française à partir de 1815, qu'ils émanent des traditionalistes ou bien des régionalistes d'aujourd'hui, sans omettre les fouriéristes, les proudhoniens, Le Play, Taine, les radicaux, Barrès et Maurras, ou encore les anarchistes.En revanche, on ne peut pas dire que le débat de fond sur la prise en main de la vie du pays par l'État ait influencé véritablement la pratique des hommes politiques.
Comprendre aussi pourquoi la Suisse est le seul pays 100 % démocratique à ne pas compter une majorité et une opposition, puisque les partis politiques composent le “conseil fédéral” TOUS ENSEMBLE et toutes les décisions prises par eux ou par le parlement, doivent “obligatoirement” être acceptées ou refusées par le PEUPLE.
Ainsi, qu’on s’en félicite ou qu’on le déplore, la France est aujourd’hui, ex aequo avec le Danemark, championne du monde des services publics et de l’État-providence.Comment expliquer, en dehors de postures politiciennes, cet écart entre les faits et le ressenti? Quelques mots de remerciements seront grandement appréciés.